Restauration d’un encrier XIXème en bronze doré.

Cet encrier sphérique s’ouvre grâce à un bouton poussoir situé sur le sommet de l’objet.

Encrier XIXème en bronze avant restauration

L’encrier fermé avant restauration

L’encrier et le sablier sont de petits cubes en laiton amovibles.

L'encrier ouvert avant restauration

L’encrier ouvert avant restauration

Après démontage l’ensemble des pièces est nettoyé. La dorure du pied est faible et nécessite d’être refaite.

L'encrier XIXème partiellement démonté

L’encrier démonté

 

L'encrier XIXème après restauration

L’encrier ouvert après restauration

Encrier en bronze après restauration

L’encrier fermé après nettoyage de la dorure

 

 

Dorure et patine des bronzes d’une commode boulle dite  » Mazarine » d’époque Louis XIV.

Ce précieux meuble d’époque en marqueterie boulle laiton/écaille de tortue doit être restauré. Le client m’a confié la parure de bronzes afin que j’effectue une dorure patinée qui soit en accord avec les dorures rencontrées habituellement sur les meubles de cette époque.

Les  tiroirs ont chacun un encadrement . Il y a également 4 sabots en pied de biche, 6 poignées battantes munies chacunes de deux rosaces de fixation, 4 chutes d’angle et 6 entrées de serrures, 1 motif de tablier.

Les bronzes de la commode avant dorure

La parure avant dorure

Les bronzes sont dans un premier temps complètement décapés: vernis , cire, oxydation. Le métal doit être parfaitement propre afin que la dorure s’effectue correctement.

Un vieillissement est ensuite réalisé pour donner un peu de vie et éviter que la dorure ne choque le regard.

Les bronzes dorés et patinés

Vue d’ensemble après dorure et patine

Les bronzes après restauration

Vue de détail après patine

Les entrèes de serrure en bronze après dorure

Les entrées de serrure après patine

La commode après dorure des bronzes

Vue de la commode après restauration

 

 

 

Restauration d’une icône en cuivre galvanoplastique argenté.

Cette icône au premier abord ressemble à une icône en argent massif. La ciselure est belle . L’absence de poinçons peut cependant semer le doute.

On note la présence de plaques en émail blanc .

icône avant restauration

L’icône avant restauration

La ciselure de l'icône avant restauration

Détail de la ciselure

La ciselure et le repoussé de l’icône semblent être réalisés manuellement. La qualité est très bonne .

 

Démontage:

La pièce est préalablement démontée entièrement. Des petits clous maintiennent la plaque métallique sur la planchette de bois par la tranche. La peinture est posée directement sur le bois comme toujours pour les icônes.

toutes les pièces de l'icône en cuivre

Les différents éléments de l’icône

Les couronnes sont en cuivre doré et montées par agrafage

montage par agrafage de la couronne

Aspect de l’arrière de l’icône au niveau de l’agrafage de l’auréole

Sur cette première photo de l’arrière de la plaque on peut déjà percevoir  une trace rectiligne horizontale à mi hauteur du voile, ceci est la trace du trempage de la plaque dans le bain d’argenture, le bain n’était probablement pas assez profond et l’argenture a été réalisée en deux fois en retournant la plaque au deuxième passage.

Une marque est également visible sur la deuxième photo du coin droit du bas de l’icône:

aspect de l'arrière de l

Aspect de l’arrière de la plaque

Les deux marques correspondent donc à la limite supérieure du bain pour chaque trempage.

On remarque également la présence de fortes rugosités qui attestent de manière indubitable que le métal a été mis en oeuvre par galvanoplastie. Ces sortes de concrétions sont en effet caractéristiques de ce procédé .

On est donc bien en présence de cuivre argenté. Un moule a été réalisé à partir d’une icône réalisée manuellement et ensuite reproduite en plusieurs exemplaires par la technique galvanique. Cette technique est d’une précision redoutable.

Traitement:

Le reste de l’opération consiste à désoxyder le cuivre argenté, lui donner un léger coup d’avivage (polissage) avec une pâte à polir appropriée. Eviter la réargenture permet de conserver à l’argenture une certaine patine qui serait difficile à imiter . Le résultat serait plus clinquant.

Les couronnes sont redorées.

Remontage:

L’ensemble est ensuite remonté.

L'icône après restauration

L’icône après remontage

Dorure et patine de pendules en bronze « à l’éléphant », « au lion » et « au taureau » .

Pour faire suite à l’article sur la restauration d’une pendule à l’éléphant voici trois autres pendules que j’ai eu l’occasion de restaurer dont le sujet principal est un animal qui supporte le mouvement d’horlogerie. Pour ces trois pendules les clients désiraient faire réaliser une dorure non patinée. Ce sont des copies XIXème de modèles XVIIIème.  Ce genre de pendule était assez prisé sous Louis XV , on en trouve également dans le style Louis XVI.

D’autres animaux ont également été utilisés: rhinocéros, cheval, cerf, sanglier…

Autre pendule « à l’éléphant »:

Cet autre modèle est assez proche de celui de l’article cité plus haut, il y a une grande ressemblance entre les deux animaux , les terrasses bien que de décors différents ont une forme semblable. Le style est Louis XV. Les sujets supérieurs sont différents : un putto musicien ici et un Cupidon  sur l’autre pendule.

Le triangle et la baguette sont manquants il a fallu les restituer. La patine de l’éléphant a été restaurée, le reste a été doré.

Pendule avant restauration

La pendule avant restauration

pendule en bronze à l'éléphant

La pendule après restauration

Pendule « au taureau » :

Un autre modèle moins courant de pendule de ce type.

Ici aussi la patine est encore en état. La dorure est à refaire.

pendule au taureau en bronze

La pendule au taureau avant restauration

pendule en bronze après dorure et patine

La pendule après dorure et patine

 

Pendule « au lion »

Ce modèle est de style Louis XVI .

Pendule "au lion" avant dorure et patine

La pendule avant restauration

pendule "au lion" après restauration

La pendule après restauration

Restauration de deux sculptures en bronze patiné et bronze doré de Felix Charpentier.

A peu de temps d’intervalle deux clients différents m’ont confié deux bronzes différents du même sculpteur: Felix Charpentier.

 

Bronze patiné de Félix Charpentier avant restauration

Le bronze patiné avant restauration

Le bronze doré de Felix Charpentier
Le départ des hirondelles avant restauration

 

 

Felix Charpentier est né à Bollène le 10 Janvier 1858 et mort à Paris le 7 Décembre 1924. C’est un sculpteur qui a produit de nombreuses oeuvres dont des monuments publics, de nombreux bustes, médaillons et petits bronzes.

Signature de Felix Charpentier

La signature de Felix Charpentier et la marque « Bronze de Paris »

Une de ces sculptures est en bronze patiné , l’autre à dorure vernie. Il m’a semblé intéressant de les comparer car cela donne la mesure de l’évolution de cet artiste. Le sujet est quasiment identique mais traité de manière un peu différente. Le bronze doré est plus élégant  dans son traitement . Il est très certainement plus tardif et d’inspiration art nouveau. Le drapé a quasiment disparu. La sculpture en bronze patiné est d’inspiration beaucoup plus classique et de facture très XIXème. Le mouvement est plus rigide.

Le socle en doucine de la sculpture dorée est monté sur billes et pivotant.

Restauration de la sculpture en bronze patiné :

La patine brune est parsemée de tâches de vert de gris.

Buste du bronze de Felix Charpentier

Aspect du buste avant restauration

 

socle du bronze avant restauration

Aspect du socle avant restauration

Le travail consiste en un traitement chimique local des tâches afin de les faire disparaitre puis la sculpture est cirée afin de lui redonner un peu de lustre et de la protéger

Buste de la sculpture en bronze

Aspect du buste après restauration

Socle du bronze

Aspect du socle après restauration

Le bronze de Felix Charpentier après patine

Le bronze après restauration

Restauration de la sculpture en bronze doré :

Le travail consiste ici a éliminer le vernis, à traiter les oxydations et à passer une nouvelle couche de vernis de protection. Sur les photos de la sculpture avant restauration les traces de passage manuel au coton du vernis sont bien visibles. Le métal s’est oxydé aux endroits où le vernis est moins épais , avec cette technique l’épaisseur n’est pas réguliére, elle l’est beaucoup plus avec un pistolet .

Buste de la sculpture en bronze doré

Aspect du buste avant restauration

Le buste de la statue après restauration

Aspect du buste après restauration

La sculpture en bronze doré après restauration

La sculpture après restauration

Dorure et patine brune d’une pendule en bronze « à l’éléphant » .

Un petit modèle de pendule XIXème à l’éléphant en bronze doré de style Louis XV. Sur le sommet de la boite se trouve un Cupidon. La dorure et la patine sont usées et il est nécessaire de les refaire complètement.

Pendule Louis XV à l'éléphant

La pendule avant restauration

le cupidon en bronze sur la pendule

Détail du Cupidon

Le Cupidon était patiné à l’origine, le client désire le faire dorer.

L’ensemble est dans un premier temps entièrement démonté et décapé.

Pendule à l'éléphant louis xv en bronze démontée

Les différents éléments de la pendule

Après élimination des résidus de vernis et de cire les différents éléments sont désoxydés chimiquement puis gratte bossés au touret avec une brosse en fils de laiton.

Gratte bossage du socle en bronze

Gratte bossage de la terrasse de la pendule

La terrasse de la pendule après gratte bossage

La terrasse après gratte bossage

Le cupidon en bronze décapé

Le Cupidon prêt pour la dorure

L’éléphant est ensuite patiné à chaud

L'éléphant en bronze de la pendule Louis XV est patiné

L’éléphant en cours de patine

La patine est ensuite cirée à la cire d’abeille.

L'éléphant de la pendule après restauration

L’éléphant après l’opération de patine

Reste à dorer les autres éléments et remonter l’ensemble.

Le cupidon de la pendule après dorure

Le Cupidon après dorure

La pendule en bronze à l'éléphant après dorure

La pendule à l’éléphant après remontage.

 

Un autre modèle presque identique et deux autres modèles de pendules avec un taureau et un lion dans le sujet: Dorure et patine de pendules   »au lion » , « au taureau  » et  » à l’éléphant »

Reproduction et soudure de branches de chandeliers XIXème en bronze doré.

Une branche de cette paire de chandeliers en bronze doré XIXème d’inspiration Louis XVI est incomplète , il manque l’enroulement central sur deux branches ( Chandelier de droite)

Chandeliers XIXème en bronze doré avant réparation

Les chandeliers avant restauration

Un moulage est fait sur une branche complète.

Moule en élastomère

Le moule en élastomère

 

Vue d'intérieur du moulage

Vue d’intérieur du moule en élastomère

La branche est ensuite reproduite en cire puis fondue en bronze à cire perdue.

Les tirages en bronze

Les reproductions en bronze des éléments manquants

Les enroulements sont ensuite ressoudés sur les branches en évitant de trop âbimer la dorure existante.

La branche ressoudée

Une branche réparée

 

Une dorure partielle est ensuite réalisée sur les parties remplacées.

Les branches redorées

Le haut du chandelier réparé après redorure

 

L’ensemble est nettoyé pour retrouver l’éclat d’origine de la dorure.

Les chandeliers XIXème en bronze doré après restauration

La paire de chandeliers après restauration

Réalisation d’un vernis or sur une paire d’appliques « Cor de chasse » de style Louis XVI en bronze.

Ces deux appliques en bronze de style Louis XVI n’ont jamais été dorées , elles sont revêtues d’un vernis or. Cela se reconnait avec un peu d’habitude. Cela est confirmé par l’aspect des dos ( En dehors de zones vert de gris dues à un stockage en présence d’eau il n’y a pas de patine , le métal décapé aux acides, aspect laiton satiné-brillant). La ciselure est relativement précise pour une paire de cette époque et le dessin général est élégant.

La présence d’une électrification d’origine indique une date de fabrication relativement récente : A partir du début XXème. Les branches sont en effet conçues avec des tubes intérieurs permettant de faire passer les fils. Ce ne sont pas des appliques à gaz transformées .

Les appliques Louis XVI avant restauration

La paire d’appliques avant restauration

L’ensemble va être démonté puis décapé: élimination du vernis et de l’oxydation .

Démontage des appliques Louis XVI en bronze

Les appliques après démontage

Les éléments centraux dont la ciselure est particulièrement soignée , après élimination du vernis et de l’oxydation , laissent apparaitre la présence d’une couche de dorure sur une couche de cuivre. Un des deux ornements est plus usé que l’autre.

Les ornementations après nettoyage

Les ornementations centrales après nettoyage

En regardant de plus près les dos des deux ornements on remarque que la couleur du métal est jaune (laiton) et la présence de nombreuses retassures ( La surface du métal est légèrement creusée et il y a des porosités au centre des zones les plus massives) Cela indique que le métal a été coulé dans une empreinte en cuivre et s’est retassé en refroidissant. La tranche des ornements est également cuivrée.

Présence de retassures sur le dos des ornements

Localisation des retassures et de la présence de cuivre sur la tranche des ornements

Aspect cuivré des ornements

Les ornements après décapage de la dorure

 

Ce sont des moulages galvanoplastiques de cuivre remplis de laiton. Cela explique la qualité des détails. Ces ornements étaient réalisés en série et cela permettait à partir d’un original extrêmement soigné d’obtenir de nombreux exemplaires avec la grande qualité de reproduction que permet ce procédé ( Pas de perte de détails ni de dimensions)

L’utilisation de cette technique permet d’un peu mieux préciser l’époque de fabrication: tout début XXème .

Ces ornements ont été dorés pour cacher la couleur du cuivre et les assortir au reste de l’applique.

Le  reste des appliques va être parfaitement décapé jusqu’à obtenir une belle couleur jaune. Le métal doit avoir un aspect bien mat . Des parties vont être brunies à l’hematite ou polies pour créer un décor qui mette en valeur les parties lisses, les parties ciselées restant mates.

Le vernis est assez fin afin qu’il ne se remarque pas, il est teinté en orangé. Appliqué sur la surface bien jaune du métal on obtient un aspect doré qui peut généralement être assez difficilement différencié d’une vraie dorure.

Les appliques après restauration

Les appliques après vernissage

 

Fabrication et dorure des garnitures en bronze d’une paire de vases en albâtre.

Ces deux vases en albâtre à décor de feuilles d’acanthe sont orphelins de leurs garnitures en bronze doré.

vases en albatre avant fabrication des garnitures

Les deux vases avant restauration

Il va s’agir simplement de fabriquer deux cercles en moulure perlée et deux prises en pomme de pin.

Les cercles sont réalisés à partir de moulure perlée de récupération.cette moulure est mise en forme et ajustée dans la gorge de l’albâtre. Les éléments trop courts sont rassemblés par soudure.

la moulure utilisée pour les cercles

La moulure perlée

les moulures en cours de cintrage

Mise en forme des moulures

Pour la prise en forme de pomme de pin , l’empreinte en élastomère prise sur un objet d’époque va faire l’affaire.

Il faut trouver une prise qui ait la bonne dimension . Les couvercles sont petits par rapport au corps des vases et les graines doivent être bien dimensionnées.

 Il suffira ensuite de réaliser une cire puis de la faire fondre en bronze.
la prise en bronze pour les couvercles

Une des deux prises en bronze après dorure

Les ornements sont ensuite montés sur les vases

Les vases avec leurs ornements en bronze

Les vases restaurés (détail)

Les vases après restauration

La paire de vases après restauration

 

Restauration de la dorure d’une paire de chenets en bronze d’époque Louis XVI .

La dorure de cette paire de beaux chenets d’époque Louis XVI est passablement usée en plusieurs endroits .

chenets en bronze Louis XVI

Les chenets avant restauration

Détail des chenets louis XVI

Détail

detail d'une cassolette en bronze

Détail d’une cassolette avant restauration

détails sur les chenets

Détail des deux chenets

Sur des objets de cette qualité et das cet état  il vaut mieux éviter de refaire complètement la dorure. Il est préférable de chercher à la restaurer .

Les zones oxydées noirâtres sont des zones où la dorure est complètement usée. Le travail consistera après un nettoyage général à enlever l’oxyde , de repolir les surfaces ainsi décapées et de les protéger avec un vernis or qui aura aussi pour but de rendre l’intervention quasiment invisible.

Avant de réaliser ce travail il faut démonter complètement les objets.

Arriere des chenets

Aspects de l’arrière des chenets

On voit bien sur la photo les écrous carrés en bronze qui maintiennent la frise ainsi que les vis à tête cylindrique en fer qui fixent les différentes parties du bâti .

Démontage des chenets

Les chenets en cours de démontage

Le but n’est pas d’obtenir un résultat parfait mais d’éliminer un maximum des gros défauts tout en conservant un certain vécu à l’objet.

Et voici le résultat:

Détail

Détail après restauration

vue des chenets après remise en état

Vue d’ensemble après restauration