Dorure des bronzes d’une commode tombea

Parura de bronzes Louis XV

Parura de bronzes Louis XV

 

Parure de bronzes d’une commode tombeau d’époque Louis XV. Ce type de meuble est généralement assez richement chargé en bronzes.

 

Bronzes avant restauration

Bronzes avant restauration

 

La dorure est très usée et nécessite une redorure. Après décapage, afin d’éliminer l’oxydation et les restes d’anciens vernis ou de cire, une dorure est réalisée. Afin de lui donner un peu de vie et qu’elle ne choque pas le regard la parure est légèrement usée et patinée.

Dorure bronzes Louis XV

Dorure bronzes Louis XV

 

 

Commode tombeau Louis XV

Commode tombeau Louis XV

Commode Louis XV

Commode Louis XV

Restauration d’un bronze pour la congrégation des petites soeurs des pauvres à Nice

Ce bronze patiné est exposé à la pluie depuis plusieurs années et la patine sous l’action de l’eau a terni et par endroits le vert de gris commence à apparaitre.

Il se trouve à la congrégation des petites soeurs des pauvres à Nice.

Il représente Jeanne Jugan fondatrice de la congrégation.Jeanne Jugan

wDSC_0699A partir de la base restante la patine est restaurée .

wDSC_0702 Jeanne Jugan

 

Dorure d’un lustre en bronze de Henry Dasson de style Louis XIV

Henry Dasson (1825-1896 ) est un bronzier et ébéniste qui a excellé dans la fabrication de meubles et objets d’art. Ses meubles et objets se distinguent d’une grande partie de la production de l’époque qui est souvent médiocre. Bronzier de formation , la qualité de ciselure est précise.

Il est un des rares bronziers à signer et souvent dater ses bronzes.

Lustre de henry Dasson avant dorure

Le lustre avant dorure

La signature de Henry Dasson

Signature de Henry Dasson

La signature est gravée à la main « Henry Dasson 1881″

Comme à l’habitude le lustre est entièrement démonté, décapé et les éléments sont redorés en dorure mate et brunie.

Le lustre a été percé par le passé pour assurer le passage des fils électriques , à la demande du client il est rééquipé avec des fausses bougies et du fil gainé en tissu.

Détail du bronze doré

Détail après dorure

Après dorure

Le lustre après restauration

Vernis or sur une barre de foyer (  » Chenets » ) en bronze XIXème de style Louis XVI

Chenets avant restauration

Avant restauration

 

Les chenets ont pour fonction de stabiliser les bûches dans une cheminée. Ici ce n’est pas le cas , les barres en acier sur la face arrière et qui servent de support sont absentes. Le terme de « barre de foyer » est donc plus juste.

Les objets de cette époque sont rarement dorés. Ceci était réservé aux articles de grande qualité. Ici on a affaire à un objet de belle dimension mais dont l’assemblage et la qualité de fabrication sont moyens. Il s’agissait d’objets produits en assez grande quantité et la plupart du temps ils etaient vernis . Le principe du vernis or est d’utiliser un vernis teinté en orange qui appliqué sur un métal bien décapé  rapproche sa couleur de la couleur de l’or. Si le métal est effectivement bien jaune , ce qui dépend de la nature exacte de l’alliage, le résultat peut être assez convaincant .

Après un démontage complet le métal est décapé aux acides puis certaines surfaces sont polies mécaniquement ou au brunissoir . D’autres sont laissées mates. Après un dégraissage les différents éléments sont vernis au pistolet. Puis remontés.

Au XIXème siècle le vernis était appliqué au pinceau en poils de putois ou avec des tampons de coton ou de chiffon suivant le relief des surfaces. Lorsqu’il s’agissait de pinceaux , pour les surfaces ornementées, l’opérateur utilisait également un blaireau afin de « décharger » les creux où le vernis s’accumulait. Le blaireau était tenu par la même main que le pinceau, dans la paume fermée afin de limiter au maximum l’intervalle d’utilisation des deux outils.On aperçoit d’ailleurs le blaireau sur la gravure ci dessous.

Vernissage au pinceau

Gravure tirée de l’ouvrage « Manipulations hydroplastiques » de Alfred Roseleur 1880

La barre de foyer après restauration

Après restauration

Restauration d’un bronze de Charles Menne : « Le rémouleur ». Restitution de la meule.

Ce  joli petit bronze de Charles Menne (1854-1940 ) représente un rémouleur. Une pièce est manquante: la roue et son axe.

Le fondeur est Susse Frères fondé en 1803, atelier bien connu et ayant collaboré avec de nombreux artistes. L’entreprise est toujours en activité ce qui est assez remarquable.

Le bronze présente encore quelques traces de dorure en particulier dans les creux . Sur les surfaces saillantes la dorure est complètement usée et le bronze a pris une jolie patine vert olive. Le choix est fait de ne pas intervenir sur la patine de l’objet.

Le rémouleur de Charles menne en bronze

Le rémouleur avant réparation

Signature sur la terrasse du bronze

La signature de Charles Menne

La marque du fondeur

La marque du fondeur Susse Frères

 

La pièce manquante est réalisée par tournage . Une vis en laiton servira d’axe , le filetage sera dissimulé sur les tronçons visibles par un tube laiton.

Différentes pièces en laiton

Les différentes pièces nécessaires à la restitution de la meule.

La patine des éléments refaits est ajustée à celle de l’objet.

Le rémouleur après restauration

La sculpture après réparation

 

Chapelle du séminaire de Nice : Restauration d’un ensemble de 4 lustres en bronze de style Néo Byzantin.

 

Dans la suite de l’article sur la restauration d’un grand lustre en bronze pour la chapelle du séminaire de Nice 2 paires lustres du même style et provenant probablement du même atelier sont situés de part et d’autre de l’entrée.

Lustre en bronze néo byzantin avant restauration

Un des quatre lustres avant dépose

Un lustre en bronze néo byzantin avant restauration

Un lustre avant démontage

Démontage partiel du lustre

Démontage partiel

démontage du lustre en bronze du séminaire de Nice

Le lustre après démontage complet et décapage du vernis

Les différents éléments en bronze sont polis puis vernis. L’ensemble est ensuite remonté.

Lustre néobyzantin après polissage

Le lustre après restauration.

 

 

 

 

Chapelle du séminaire de Nice , restauration d’un grand lustre en bronze de style néo byzantin

Le grand lustre du séminaire de Nice

Le grand lustre avant restauration

Commencée en 1880 la chapelle est terminée en 1891.

Mgr Paul Remond la réaménage complètement en 1931-1932. Il supervise les travaux jusqu’aux moindres détails.L’architecte est Jules Febvre (1859-1934) architecte de la mense épiscopale. Mgr Paul Rémond est très empreint de culture artistique paleochrétienne et Romane. La chapelle est donc réalisée dans un style néo-romano byzantin.

Intérieur de la chapelle du séminaire de Nice

Vue intérieure

La chapelle est située à flan de colline sur le front de mer , légèrement surélevée par rapport au niveau de l’eau la vue y est très dégagée sur l’horizon marin et sur la jetée du port de Nice.

Vue de la mer depuis le séminaire de Nice

La vue depuis la porte de la chapelle

Actuellement la chapelle est partiellement restaurée et réaménagée d’un point de vue électrique. En particulier des éclairages modernes par led pilotés par voie numérique.

L’ensemble de la lustrerie est à restaurer. Cet ensemble se constitue de

-4 petits lustres en bronze à veilleuses

-1 grand lustre en bronze

-10 appliques en fer forgé et laiton d’époque art déco

Le grand lustre en bronze est très lourd (environ 200 kg) et doit être démonté sur place pour le transport.

Une fois transporté à l’atelier il reste encore à démonter la grande couronne centrale et les deux modèles de fausses lampes à huile. Un grand modèle est surmonté d’une colombe ( 6 exemplaires) un plus petit est obturé par un coquillage ( 3 exemplaires)

Une partie des éléments du lustre

La grande couronne et les éléments de la chaine principale

 

Lampes à huile avec colombes et chaines

Lampes et chaines avant restauration

 

Vue des lampes aux colombes avant polissage

Ensemble des lampes aux colombes

 

Début de démontage de la couronne du lustre

Couronne en cours de démontage

Une fois toutes les pièces démontées chaque élément est décapé (vernis et oxydation) puis poli brillant et verni.

Différents éléments du lustre en bronze néobyzantin du séminaire de Nice

Elements polis

Lampe à huile du lustre du séminaire de Nice

Une fausse lampe à huile terminée

Le lustre est ensuite transporté incomplètement remonté, l’assemblage sera complété après repose de la couronne car l’ensemble serait trop lourd à soulever.

 

Repose du lustre de la chapelle du séminaire de Nice

Repose du lustre (1)

 

Accrochage du lustre en bronze

Repose du lustre (2)

Le lustre après repose

Le lustre de nouveau en place

lustre-après-restauration 2

Les 4 petits lustres et les appliques seront traitées ultérieurement dans un autre sujet.

 

 

 

 

 

Restauration d’une parure d’ornements en bronze doré pour un bureau plat Boulle Louis XIV d’époque.

Ce bel ensemble d’ornements en bronzes doré d’un bureau plat Boulle d’époque Louis XIV nécessite une restauration. La plupart des ornements semblent avoir conservé une bonne partie de leur dorure mais sont encrassés et nécessitent pour commencer un bon nettoyage.

Les bronzes du bureau boulle Louis XIV avant restauration

L’ensemble des ornements avant restauration

Le jeu d’encadrements de tiroirs est plus usé . C’est généralement le cas car les surfaces majoritairement lisses et brillantes supportent moins l’astiquage et sont plus fréquemment entretenues.

encadrements-du-bureau-boulle-avant-restauration

Etat de la dorure des bronzes du bureau Boulle avant restauration

Etat initial de la dorure

Sur la photo précédente on voit un détail d’ornementation et de ciselure Louis XIV. On ne retrouve pas l’esprit de ce dessin et de ce modelé sur des bronzes de même style mais d’époque plus récente.

En dehors des zones d’usure on entrevoit la présence de la dorure sous la patine.

Chute d'angle du burau Boulle avant nettoyage

Aspect d’une chute d’angle avant restauration

Le but de l’opération est de conserver la dorure au mercure existante. Les encadrements de tiroirs presque entièrement dédorés nécessitent d’être redorés ainsi que certaines pièces ou parties de pièces nécessitant une réparation. Le bas d’une chute et une entrée de serrure. Certaines fissures sur le bronze ne mettant pas en péril l’intégrité de l’ornement sur lesquelles elles se présentent seront conservées plutôt que d’effectuer une dorure. De plus ce type d’accident atteste d’une certaine ancienneté du bronze.

Entrée de serrure du bureau plat Boulle Louis XIV

Une entrée de serrure est cassée

Les pièces dont la dorure est refaite sont patinées pour rendre l’ensemble homogène .

Les chutes d'angle en bronze doré après nettoyage

Les chutes d’angle après nettoyage

On remarquera que la dorure a bien résisté aux outrages du temps. Ces dorures étaient très épaisses et en dépit de très nombreux nettoyages elle est encore presque intacte. Cependant une certaine brillance a gagné les parties qui d’origine étaient mates. Les entretiens et restaurations depuis plus de 300 ans ont fini par polir l’or. C’est pour cette raison qu’il faut éviter le plus possible les frottements et brossages lors des opérations de nettoyage.

Détail des bronzes du bureau Boulle après nettoyage

Détail après nettoyage et dorure

Les encadrements ont été redorés et une usure artificielle recréée.

L'ensemble de bronzes du bureau Boulle après restauration

L’ensemble de bronzes après nettoyage, dorure et patine.

 

 

Restauration de la patine de la sculpture « La nuit », Zinc d’art (« Régule ») d’Hippolyte Moreau.

Hippolyte Moreau (1832-1927) est l’un des trois fils de Jean Baptiste Moreau Tous ont été sculpteurs.

Très actifs à la fin du XIXème et au début du XXème ils ont produit beaucoup de zincs d’art . A cette époque ce métal a été très utilisé pour la diffusion en grand nombre et bon marché de sculptures imitant le bronze.

Celle ci se nomme « La nuit » .  La patine est usée mais il en reste une partie. Souvent les socles des zincs d’art sont en bois peint imitation marbre griotte,  ici il est véritable.

La nuit d'hippolyte Moreau avant restauration

Avant restauration

 

Plaque d'identification en laiton avant restauration

La-nuit-écrou

La signature d'Hippolyte Moreau

Signature

Une fois la patine nettoyée elle est rehaussée avec des pigments puis cirée .

La nuit d'hippolite Moreau après restauration

Après restauration

 

 

Dorure de la monture en bronze de style pseudo chinois d’un cache pot en émail cloisonné du XIXème siècle .

Ce cache pot en bronze est constitué d’un corps en cuivre revêtu d’émail cloisonné et d’une monture en bronze doré. Il date de la fin du XIXème siècle.

Cache pot en bronze émaillé et doré

Le cache pot avant restauration

L’émail cloisonné est chinois , il s’agit d’un vase quadrilobé. La monture est occidentale, probablement Française. Elle est réalisée dans un style pseudo chinois dans une manière  un peu grossière par rapport à d’autres exemples de la même époque. Les dragons assez particuliers qui forment anses sont un mélange de dragons asiatiques et Européens puisqu’ils ont des ailes. Le style du piedouche est plus conforme au style Chinois

Un des dragons du cache pot en bronze

Vue d’une des anses -dragons

Les anses , fixées sur le col et sur le piedouche par des vis maintiennent l’ensemble en place.

Les vis inférieures confirment l’époque de fabrication. Tiges filetées et écrous carrés en fer.

Ecrou et tige filetée

Ecrou et tige filetée

Un vernis épargne a été passé au dos des pièces afin d’économiser la dorure. Sous réserve que l’objet n’ai pas été redoré plus tardivement, ce vernis confirme également l’époque de fabrication puisqu’il s’agit d’un vernis jaune utilisé très tardivement au XIXème . D’autre part il nous indique que la dorure est une dorure par électrolyse réalisée dans l’esprit d’une dorure au mercure avec des parties mates et des parties brunies à la pierre d’hématite.

Vernis épargne jaune au dos des pièces

Aspect du vernis épargne jaune

Après démontage un essai de nettoyage de la dorure est effectué sans grande conviction. Le résultat n’est effectivement pas très convaincant.

Aspect de la dorure après nettoyage

Dorure après nettoyage

Les bronzes après décapage sont redorés à l’identique et très légèrement patinés.

Cache pot chinois après restauration

Le cache pot redoré