Diaporama mettant en scène un grand nombre d’objets passés entre mes mains . Ils sont présentés avant et après redorure ou simple nettoyage. Tous ces objets sont anciens (XVIII et XIXémé siècles) et en bronze. Certains sont de grande qualité d’autres un peu moins , le panorama est assez large et permet de se faire une idée des résultats qu’il est possible d’obtenir
Ce chandelier a été fabriqué par la maison Barbedienne dont on trouve la présentation dans cet article sur la statuaire d’édition au XIXème siecle
les bronzes Barbedienne sont toujours signés:
Cet objet faisait partie d’une paire récemment séparée lors d’un héritage.
L’ornementation est très fin XIXème du reste cette paire de chandeliers aurait pu se trouver à bord du Nautilus.
Le même en pièces détachées et après décapage de l’argenture.
Reste à procéder au polissage puis à l’argenture
Enfin le remontage avec réelectrification:
Cet ensemble de bronzes est traité d’origine en patine noire et dorure.
Des bagues sont manquantes, elles sont réalisées d’après un modèle qui a été ajusté à la dimension voulue.
Le travail va consister à tout décaper. Ensuite une épargne par vernis est réalisée , ce qui permet de ne dorer que les parties concernées.
Après élimination du vernis les surfaces protégées sont patinées.
Et voici le résultat:
Ces deux coupes sont en mauvais état , des réparations sont nécessaires.
Sur la photo suivante on peut observer la face supérieure d’une des deux coupes
On remarque la finesse des ciselures, le modèle d’origine a été particulièrement soigné.
Un fût a été soudé sur sa partie supérieure.
Sur le pied de l’autre coupe le fût a été également soudé .
Il faut donc éliminer toutes ces soudures et retrouver un métal bien propre.
Au passage un des pieds s’est démonté complètement
D’origine le haut et le bas sont assemblés sur la coupe et le pied par un filetage.
La coupe et le pied sont composés de deux épaisseurs chacun :
- la partie supérieure en cuivre galvanoplastique dont le décor d’angelots est très finement ciselé.
- la partie inférieure est constituée d’une flasque circulaire en laiton repoussé au centre de laquelle est soudée une bague filetée destinée à recevoir le filetage du pied.
Ces deux disques sont superposés et sertis sur la bordure.
Le fût est constitué de deux moitiés longitudinales soudées entre elles et aux deux extrémités une pièce tournée comportant le filetage
On remarquera sur l’image suivantel’aspect rugueux du revers du métal déposé par galvanoplastie.
Ensuite l’ensemble est décapé pour éliminer l’oxydation et l’ancienne argenture.
Il faut en effet repartir d’une surface saine pour refaire le dépôt électrochimique d’argent tel qu’il avait été réalisé au départ.
L’opération suivante est le polissage
L’électrolyse enfin permet de déposer la couche d’argent qui transformera ces objets en cuivre en objets précieux
Voici un diaporama de la restauration d’une sculpture en régule de plomb art déco de Fayral, le fondeur est Max Le Verrier.
Une version pas à pas en photo se trouve sur le forum Metal-Connexion.fr, des explications écrites y figurent.
Cet ensemble est composé de 4 panthères en bronze dont la patine, soumise aux intempéries et à proximité de la mer (embruns) s’est progressivement dégradée pour prendre une couleur vert de gris. Il s’agit de bronzes relativement récents, fondus par le procédé de la fonte à cire perdue. Leur interêt réside dans leur taille (1m de hauteur) et dans leur nombre.
Le but est donc de dissoudre ce vert de gris pour retrouver une partie de la patine brune , la restaurer et la cirer.
L’état du métal au départ:
Le vert de gris a fait disparaitre presque complètement la patine marron. Des coulures disgracieuses recouvrent les panthères.
Le bronze est nettoyé de son vert de gris avec un mélange d’acides (sulfurique et phosphorique). L’opération est réaisée avec une brosse et surveillée visuellement.
Les acides sont rincés abondamment.
Ensuite la patine est renforcée au nitrate de cuivre et aux pigments pour obtenir une couleur “fauve”, le résultat est ciré et lustré.
Le pommeau de cette canne épée est écrasé.
Pour réparer l’objet il faut d’abord démonter le pommeau du jonc. Pour cela on utilise le chalumeau en prenant soin de ne pas chauffer le bois.
L’objet est assemblé avec du ciment coutelier . Il s’agit d’un mélange de colophane et de charge minérale.
Le pommeau est ensuite débarrassé des restes de ciment par calcination, en même temps l’argent est recuit ce qui lui redonne sa plasticité.
Il faut ensuite redresser les bosses par l’intérieur et par l’extérieur. Pour cela on utilise un outil appellé recingle
Quelques explications sur la recingle
L’objet est recuit trois fois pour conserver une bonne plasticité du métal. Entre chaque recuit il est martelé.
Une fois le redressage effectué il faut repolir le métal. Ceci permet d’éliminer les défauts dus au martelage.
Il ne reste plus qu’à remonter la pièce au ciment coutelier sur le jonc .
Cet archer de Hamo Thornycroft est cassé. Une partie de l’arc est manquant.
Hamo Thornycroft (1850-1925) est un sculpteur Anglais très connu, plusieurs statues de lui sont exposées dans des lieux publics en Angleterre et à Londres.
Un article en Anglais sur ce sculpteur:http://en.wikipedia.org/wiki/Hamo_Thornycroft
Un moulage est réalisé en coulant de l’élastomère dans un tube.
Un exemplaire en cire est réalisé et reproduit en bronze par fonte à la cire perdue.
Enfin l’élément reproduit est soudé sur la sculpture et repatiné












































